Je cours, où ? Je n'en sait trop rien. Mais je m'éloigne le plus possible de lui, lui qui m'a fait si mal, lui que j'appréciais pourtant. Il faut que je trouve les toilettes, c'est le seul endroit où l'on peut être tranquille. Mais en courant, mes yeux ruisselant de larmes, je percutai quelqu'un et tombai à terre.
Voix : Oh je suis désolé, je ne regardais pas où j'allais, veuillez m'excuser.
Au moins, il y a quelqu'un d'aimable dans ce train, mais c'est pas de sa faute à lui, c'est moi qui ne faisait pas attention.
Moi : Non ne vous excusez pas, c'est entièrement de ma faute, c'est moi qui courait les yeux fermés je ne sais où.
En lui répondant, j'avais relevé mon visage et vit un jeune homme d'un vingtaine d'années, les cheveux châtains mi-longs et d'une carrure assez musclée. Ce dernier me tendit la main pour m'aider à me relever, je la pris, acceptant son aide.
Moi : Merci.
Lui : C'est le moins que je puisse faire. Excuse moi si je te tutoie, mais pourquoi pleures tu ?
Moi : Je fuis, je fuis des paroles qui m'ont fait énormément de mal.
Lui : Tu sais, admire la personne qui te critique car prisonnière de sa propre jalousie elle ne fait que t'admirer. C'est ce que l'on m'a toujours dit. Au fait, je m'appelle Georg, et toi, quel est ton nom ?
Moi : Je m'appelle Myliane. Mais tu sais, cette personne n'a rien à admirer chez moi, il a déjà tout ce dont il rêve.
Georg : Qu'est ce que tu en sais vraiment ? Aller vient, je t'invite à prendre un verre on pourra mieux discuter.
Moi : Non c'est bon, je veux pas déranger.
Georg : Si, j'insiste.
Moi : Bon ben, allons y alors. ^^
Peu de temps plus tard, nous étions à une table avec un coca chacun, en train de discuter.
Moi : Au fait, t'es pas le Georg de Tokio Hotel par hasard ? Je vis dans son regard de l'inquiétude et de l'hésitation. Tu sais, si c'est le cas, je ne suis pas une groupie déchaînée ^^ , tu n'as rien à craindre sur ce point là.
Georg : Dans ce cas, oui, c'est bien moi. T'as sûrement déjà vu les autres, non ?
Cette phrase me remémora les paroles de Tom, mes larmes refirent leur apparition malgré moi. Me voyant dans cet état, Georg se leva et me prit dans ses bras où je laissais mes sanglots prendre le dessus.
Georg : Ça va aller, calme toi, je suis là, c'est pas une charmante jeune fille comme toi qui va se laisser aller à l'amertume quand même; dit il en me relevant le visage et m'adressa un sourire amical. Ce qui cessa mes pleurs. Raconte moi donc ce qu'il s'est passé, tu peut tout me dire, je ne dirais rien.





